Ancienne ferme bretonne, le gîte La Noë de Servon sur Vilaine raconte son histoire...

Ecogîte La Noë : histoire du lieu

Les bâtiments de l'époque portaient chacun un nom lié à sa fonction : l'écurie, l'étable, la laiterie, les celliers, la remise, les hangars, les soues, le fournil, les poulaillers. La partie habitable constituait « la maison ».

 

Ecogîte La Noë : une ferme, une famille, une histoire

 

Ecogîte La Noë : histoire de l'ancienne grange devenue gîte de france

Mes parents ont exploité la ferme de 10 hectares de 1961 à 1984.

 

A cette date, la commune crée son deuxième lotissement, le lotissement de la Janaie, en trois tranches, dont la dernière ampute la ferme d'un tiers de sa surface environ. Elle devient inexploitable au regard des normes de rentabilité (notamment  en raison d'une surface inférieure à la SMI), rendant impossible sa reprise par celui de mes frères qui voulait y développer une activité tournée vers la vente en direct.  


Nous avons tous contribué, avec mes 7 frères, au fonctionnement et à l'activité de la ferme à une période où la mécanisation était loin d'être totale...

 

L'activité agricole était essentiellement vivrière, c'est à dire qu'elle couvrait l'ensemble des besoins alimentaires de la famille, nombreuse en l'occurrence : vaches, veaux, cochons, volailles, légumes en quantité, champs permettant la production de l'alimentation nécessaire aux animaux.

 

Des traces du passé au coeur de notre écogîte

 

Dans un premier temps, la seule production vendue à l'extérieur était le lait. Une partie de celui-ci était transformé en beurre jusqu'en 1966. Les équipements sont toujours présents : huche dans laquelle était pétrie la pâte et four pour la cuisson dans le fournil. La charcuterie de cochon était réalisée sur place, environ 2 fois par an, avec un stockage du lard notamment dans du sel. Les rôtis de porc étaient cuits puis confits, ce qui permettait le stockage. Les animaux de la basse-cour étaient élevés en liberté, les lapins dans des clapiers le plus souvent.


Les pommes de la ferme assuraient la production du cidre, largement consommé à cette époque, dans les fermes notamment. L'eau provenait du puits présent devant la porte du bâtiment d'habitation, à l'aide d'une pompe d'abord mécanique puis électrique. Le seul chauffage était celui de la cheminée, complété par un poêle.

 

Les vaches avaient chacune un nom, dont nous nous sommes inspirés pour désigner les chambres dans le gîte d'aujourd'hui !

 

D. Garault